Les Possessions Chtoniennes
Imprimer uniquement les paroles
Les cieux s'épouvantent; Les glèbes se desserrent
Et laissent fuser un magma de dieux chtoniens
Gravissant l'empire abyssal, acrimonieux,
Pour asservir formellement la providence mortelle
Ces dieux crépusculaires, les ténias de l'astre terre
Outrepassent les enfers pour corrompre votre chair
L'écho de leur vil sadisme vibre d'un charnel séisme
Dans l'abject ascétisme des cœurs chastes de tout déisme
Ici-bas, une caste aux commandes manipule et régit vos cerveaux critiques
Mais pourtant le mal purifie de son venin le sang des éveillés hérétiques
Parmi les mortels, s'exhale la perfidie des opprimés
Et d'insondables visions mortifient les cœurs anthracite
L'équilibre primordial de l'inquisiteur et du condamné
Bientôt transgressera le côté des illicites
Délectez-vous du poison originel!
Les flammes attisées par le courroux déifié
Des incubes exécrés que chérissent ceux abhorrés
Sont l'adjuration malicieuse de toute vertu pieuse
Par-delà les voies insidieuses des doctrines religieuses
Ici-bas, le regard des vivants incultes est souvent peuplé par le néant
Mais pourtant le mal exalte de son emprise le brasier des esprits résistants
Le feu est le royaume où séjournent les icônes de la géhenne
Il transcende l'eau liturgique de l'oratoire des médusés
L'air est le poison par où s'infecte les stigmates de la gent humaine
Il transcende la terre où s'écroulent des dépouilles diffusées
Les héritiers pestilentiels qui subjuguent les emblèmes du bien
Des légions de malignités hadales dans la lignée des anciens
Aux brides de récitals envenimés par l'opaque part des cieux
Présente à la face de l'orbe le désir de guerroyer l'ordre des pieux
Et de signer de leurs sangs le livre où saignent les morts
Car ils sont affublés d'une mortification diabolique
Triomphants et vertueux dans un destin sans remords
Ils régneront dans l'obscure forêt des conquérants hérétiques